Le temps d’un jour férié, Drom s’est transformée en cité universitaire. En effet, les amis de Montdidier ont choisi d’ouvrir ici leur quatrième « université populaire en Revermont ». L’esprit de cette démarche est d’organiser un endroit sympa où l’on peut parler culture et connaissance scientifique avec des universitaires en toute décontraction, où l’on peut apprendre des choses sans ressortir avec un mal de tête ; où on peut poser des questions . . . et obtenir des réponses ! Pendant quatre jours, et dans quatre villages successifs, des enseignants-chercheurs de différentes universités sont ainsi venus présenter des conférences ouvertes à tous et gratuites, occasion unique de participer à des conférences de qualité qui restent malgré tout accessibles à tout public, néophyte ou confirmé, le tout en attirant le savoir universitaire en milieu rural, espace souvent délaissé par les acteurs de la culture.
La journée commençait par une balade-conférence sur l’eau et les paysages du Revermont, par Philippe Vermeil, spéléologue et président de l’AGEK (association de gestion des espaces karstiques), avec des explications grandeur nature sur le terrain même. Le même intervenant continuait, l’après-midi en salle, avec une découverte des lavoirs et sources du Revermont, et des chemins secrets de l’eau en milieu karstique. Changement de thème, ensuite, avec Brigitte Dyvrande, géographe, pour une conférence sur l’agriculture face aux défis du XXIème siècle. Démontrant le rôle de l’agriculture dans la préservation de l’environnement et le devenir de la planète, cette maître de conférence de l’université de Reims suscitait ensuite un débat passionné. Après une courte pause, changement de salle : c’est à l’école que professait Jean-Pierre Gerfaud, linguiste. Ancien doyen de la faculté des lettres de Lyon, ce vice président du patrimoine des pays de l’Ain ouvrait l’année Rousseau à Drom, et en avant-première. En effet, 2012 marquera le tricentenaire de la naissance de ce personnage étonnant issu du siècle des lumières, mais précurseur des grands débats du siècle suivant. Là encore, sous le préau de la classe unique, un débat sur l’humaniste s’ensuivait sur fonds de chants d’oiseaux, comme un hommage à cet amoureux de la nature.
Les cours la journée, la fête le soir.
Si chaque conférence rassemblait entre 35 et 50 « étudiants », ils étaient presque 100 à se retrouver le soir pour un concert en plein air. L’amphithéâtre du lavoir résonnait cette fois aux rythmes du jazz revisitant plusieurs décennies de compositeurs célèbres. En faisant vibrer, et même danser, son auditoire pendant presque deux heures, « 100 tambours, 10 trompettes » assurait là une fin de journée digne de St Germain des Prés.
Les jours suivant, l’université populaire emmenait ses chaires à Pressiat, Corveissiat et St Hymetière pour parler d’histoire récente et très ancienne, des sociologie, d’archéologie ou encore de géographie, sans oublier de nouvelles soirées sous le signe du lyrique, puis du blues. Pendant les quatre jours, les Amis de Montdidier ont aussi proposé restauration et buvette avec un système éco-responsable de verres consignés pour un minimum de déchets.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
Cliquez pour |
voir la vidéo |








